BEST Janvier 1980 BRUXELLES Rock belge: an 1001Smordynia (Names) Cette année, Bruxelles fêtait son Millénaire, et cet été, voulait joindre aussi à sa fête le rock en concerts gratuits partout dans la cité. Une aubaine: on sort de son trou et vibre sur cette musique taillée pour le direct; à ciel ouvert c'est encore mieux. Elliott Murphy a joué au milieu de la Grand-Place vétuste, lui ému nous charmés par ses visions limpides. « Anastasia », c'était une perle dans cet écrin sculpté. La place de la Monnaie a connu des concerts chaleureux, de Linton Kwesi majestueux, aux Members (sacrément musclés ces membres !). C'est au Théâtre de Verdure, que cela s'est gaché. Des joints grillaient decidelà dans la foule dense ondoyant sur le reggae plantureux mais discoïfié de Peter Tosh. Pour ces quelques cigarettes à un concert reggae et quelques échauffourées avec la police pour un feu de joie à un concert de Béranger, M. Van Halteren, bourgmestre de la Ville, a annulé le reste des festivités rock! Machiavel ne décolèrent pas sur lui dans une chanson de leur dernier album ( « The dictators »)... Pourtant le rock se vit en Belgique et mieux germe ses propres fruits. Les lames de fond de la Nouvelle Vague ont d'ailleurs laissé plus de traces sur le public que partout ailleurs. Buzzcocks et Talking Heads par exemple remplissaient les salles ici bien avant que Paris ne se branche. Et le rock du cru ? Longtemps fragile, il s'affirme depuis peu. Le mois passé JO LEMAIRE + FLOUZE vous ouvraient la porte avec leur rock savoureux. J'y reviens un instant encore pour ajouter un inédit: « So Static » un instantané pour l'oreille et une reprise, là carrément endiablée de « Living doll » de Cliff Richard. Et ces amuseurs fous swinguent solide en concert. Ils jouent un peu partout avec les KIDS en ce moment et leur tournée dure jusqu'à la fin de années 70. Un 45 tours est sorti: en face A, « Tintarella di luna », l'irrésistible twist de Flouze, en face B, la énième version de Louie Louie par les Kids. Mais aussi vraie que la première... (Phonogram) Et les autres ? Une compilation du « Belgian rock » s'impose donc... [...plusieurs groupes omis...] THE NAMES Avec leur E.P. paru chez WEA (18087), ces Noms se sont fait une carte d'identité bien à eux. C'est du côté de Talking Heads, Buzzcocks, Magazine et Wire, mais les Names ont leur manière personnelle. Michel Smordynia, bassiste, chanteur et compositeur des chansons parvient à créer toute une atmosphère avec une économie de mots et de musique. Aucun instrument ne joue une note de trop, et enfin un synthé pas bavard! « Spectators of life » débauche un beat disco se fredonne vite, car la mélodie est laconique, la voix retenue; « White life » est un film pressé, angoissant et « The drive », un petit morceau laconique dont l'ambiance vide captive. Ingénieux, le groupe n'en garde pas moins un côté frêle, incertain. Quelques concerts en plus, sans doute... Dominique DEBECKER ----- BEST January 1980 BRUSSELS Belgian Rock'n'roll: year 1001 Smordynia (Names) This year, Brussels celebrated its Millenium, and this summer, wanted to join also to its festival the rock'n'roll in free concerts everywhere in the city. A windfall: one leaves his hole and vibrates on this music cut for the direct one; with open sky it is still better. Elliott Murphy played in medium of the decayed Grand-Place, moved to him us charmed by his limpid visions. "Anastasia", it was a pearl in this carved case. The place of the Currency knew cordial concerts, of Linton Kwesi majestic, in Members (sacrament muscular these members!). It is with the Open-air theatre, that that was gaché. Joints roasted decidelà in dense crowd waving on the copious but discoïfié reggae of Peter Tosh. For these some cigarettes with a concert reggae and some scuffles with the police for a bonfire to a concert of Béranger, Mr. Van Halteren, borough-master of the City, cancelled the remainder of the festivities rock'n'roll! Machiavel did not fade on him in a song of their last album ("The Dictators")... However the rock'n'roll is lived in Belgium and better germ its own fruits. The ground swells of the New Wave left besides more traces on the public than everywhere else. Buzzcocks and Talking Heads for example filled the rooms here well before Paris does not connect. And rock'n'roll of the vintage? A long time fragile, it is affirmed recently. Last month JO LEMAIRE + FLOUZE opened the gate with their tasty rock'n'roll to you. I return one moment there still to add a new: "So Static" instantaneous for the ear and a resumption, there straightforwardly reckless of "Living Room Doll" of Cliff Richard. And these insane entertainers swinguent solid in concert. They play a little everywhere with the KIDS in this moment and their hard round until the end of the year 70. One 45 came out: opposite A, "Tintarella di luna", the irresistible twist of Flouze, opposite B, the énième version of Louie Louie by Kids. But as true as the first... (Phonogram) And others? A compilation of the "Belgian rock'n'roll" thus is essential... [... several groups omitted... ] THE NAMES With their E.P. published at WEA (18087), these Names were made an identity card well to them. It is side of Talking Heads, Buzzcocks, Magazine and Wire, but Names have their personal manner. Michel Smordynia, bass player, singer and type-setter of the songs manage to create a whole atmosphere with a saving of words and music. No instrument plays a note of too, and finally one synth not talkative! "Spectators of life" hum a beat disco music fredonne quickly, because the melody is laconic, the voice selected; "White life" is a pressed film, distressing and "The drive", a small laconic piece whose captive empty environment. Clever, the group does not keep of it less one frail, dubious side. Some concerts moreover, undoubtedly... Domenica Debecker